Voilà une question ! Dans cette article, on va essayer de vous éclairer un peu. Tellement d’instrument, de marques, de prix… Pour tous les débutants et même parfois pour les confirmés, c’est un vrai problème. Alors dans ce guide, vous trouverez toutes les réponses à vos questions.

A le fin de cet article, on vous a sélectionné 4 instruments en fonction de votre budget

La 1ère chose, le nerf de la guerre, c’est votre budget : 100 €, 500 €, 1000 € ou 2000 € ?

Avec ~ 100 €, vous pourrez envisager une paire de jumelles sur trépied, ce qui est déjà bien pour commencer quelque soit son âge. Avec elles, vous verrez en détails la surface lunaire, Jupiter et ses satellites, Saturne sous une forme « ovale », des nébuleuses et des galaxies sous la forme de… nébuleuses. Un peu floue et peu de détails.

En terme de choix de jumelles vous pouvez prendre des 10×50 ou 15×70 voir des 20×80.

Jumelles Celestron SkyMaster 15x70 Jumelles Omegon Nightstar 20x80

(Une petite précision : 10×50 ça veut dire grossissement de 10 fois et 50 c’est pour 50 mm de diamètre de l’objectif)

Petit tuyau, préférez un grand diamètre, le grossissement importe peu ou presque. Plus c’est grand en diamètre, plus vous captez de lumière et mieux c’est.

Avec 2000 € de budget, vous aurez accès à de nombreux instruments de qualité.

Dés lors que votre budget est fixé, l’autre élément important est, que voulez-vous faire avec cet instrument ?

Observer de temps en temps, dès que la météo le permet ? Vous souhaitez faire uniquement de l’observation visuelle ou l’astrophotographie vous titille ?

Une fois la réponse à toutes ces questions connue, voyons un peu ce qui est proposé sur le « marché » !

Dans la pratique vous trouverez 2 catégories d’instrument : les réfracteurs et les les réflecteurs.

Derrière le terme réfracteur se trouve les lunettes type Galilée qui utilisent des lentilles pour capter la lumière.

Les réflecteurs (les plus répandus) utilise des miroirs.

Quelles différences me direz-vous ? Chacun de ces systèmes optiques a ses avantages et ses inconvénients. On ne le détaillera pas ici mais il faut savoir que le coût de fabrication d’une « grande » lentille est plus élevé qu’un « grand » miroir.

Un système optique qu’il soit une lunette ou un télescope à miroirs, se distingue par 2 choses : le diamètre (de la lentille ou du miroir) et sa focale.

Le 1er est ce qui va déterminer la « puissance » de l’instrument. Le 2ième représente le trajet que va effectuer la lumière de l’astre dans l’instrument, grosso modo la longueur du tube.

Par exemple un télescope à miroir de 150/750 à un diamètre de 150 mm et une focale de 750 mm.

Voyons à présent le support du système optique, la monture. On en distinguera ici deux : les montures azimutales et les équatoriales.

Monture équatoriale
Monture azimutale

« E pur si muove » comme disait Galilée. La Terre tourne, nous tournons ! Ce qui provoque un déplacement apparent de l’astre du champ de vision de votre télescope. Il faut compenser ce mouvement pour observer longuement une planète ou une galaxie et ça c’est le rôle de la monture.

La monture est ce qui permet de faire bouger votre système optique pour pointer l’astre convoité et le suivre. Le suivre ? Comment ça ?

La monture azimutale est très simple d’utilisation mais plus restrictive. Pour garder l’objet dans le champ de vision, il faudra bouger la monture dans 2 directions.

La monture équatoriale, elle, n’aura besoin de bouger que suivant un seul axe ! Cette facilité implique un peu plus de réglages avant de pouvoir observer.

Alors est-ce déjà un peu plus clair ?

Quid de la motorisation ?

Certaines montures (azimutales et équatoriales) sont vendues d’origines avec une motorisation d’un ou des 2 axes, ce qui fait monter le prix.

En plus de la motorisation, vous pouvez avoir un système de pointage « automatique » GoTo. Elle est pas belle la vie ! On rentre le nom ou la référence d’un astre et le télescope va y aller tout seul… Enfin presque !

Monture équatoriale avec système de pointage automatique GoTo

Beaucoup de personnes débutantes pensent, à tord, que le Goto permet d’être tranquillement installé dans son fauteuil, télécommande à la main et hop ! Malheureusement, les réglages d’un système GoTo nécessitent de connaître un minimum le ciel (constellations et objets) et de pouvoir corriger les petites erreurs de pointage.

Les oculaires ?

L’oculaire est une pièce importante . Dites-vous bien que sans lui vous ne verrez pas grand chose dans le télescope… Il va jouer le rôle d’une loupe en agrandissant/grossissant l’image formée par l’instrument. Il en existe de toutes sortes, et très souvent ceux qui sont livrés avec un télescope sont soient peu nombreux (1 ou 2) soient de piètre qualité voir les deux !

Petit conseil : Quand vous avez fixé votre budget, garder une marge pour compléter votre collection d’oculaire.

Suivant ce que l’on veut observer, on utilisera pas le même oculaire car c’est lui qui détermine le grossissement de l’image.

Une règle simple pour savoir lequel utiliser :

Pour des objets du Système Solaire (Lune, Jupiter, Saturne), on peut grossir beaucoup. Pour des objets bien plus lointains (nébuleuses et galaxies), on grossit le moins possible.

La suite est en construction…

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